Stéphane Briat, la French Touch du mixage

Interviews - Ingénieur du Son

Cet homme de l'ombre mis en lumière en intervenant sur les débuts de Air ou de Phoenix pour ne citer qu'eux est devenu aujourd'hui un personnage incontournable du paysage musical français. Que ce soit Thomas Dutronc, Arnaud Fleurent-Didier, Camelia Jordana, les rockers de Mustang ou la formidable suissesse Sophie Hunger pour parler de ces projets les plus récents, tous sont venus chercher chez lui une patte inimitable, une "honnêteté" comme il le dit lui-même. Rencontre avec cet ingé son pas comme les autres dans son studio parisien. Et oui, son surnom provient bien de l'extraterrestre le plus drôle du petit écran !

On a commencé à vraiment entendre parler de toi au moment de la vague French Touch, mais tu étais déjà là avant, peux tu nous parler de tes débuts ?

J'ai fait quelques années d'assistanat dans un petit studio qui s'appelait le studio de la Bastille qui faisait principalement des productions hip-hop et africaines, mais aussi indés avec notamment le label/magasin New Rose qui enregistrait ses productions dans ce petit studio. Ce qui m'a permis de rencontrer notamment Mirwais - signé sur New Rose à l'époque - mais aussi toute la scène hip-hop vu que c'est là que NTM avait enregistré son premier maxi.


Donc tu t'es retrouvé à assister des enregistrements de toute cette scène rap qui débutait ?

Oui tout à fait, C'était vraiment le début avec les compils Rapattitude notamment. Et pour moi, c'était vraiment une découverte, toute mon adolescence était plus portée sur la musique pop-rock, d'abord anglaise puis américaine. Donc du coup, me retrouver baigné dans cette culture black c'était assez nouveau pour moi, même si je connaissais les classiques de la musique noire, Marvin Gaye, Stevie Wonder, ce fut une ouverture à toute une scène qui m'était assez peu familière.


Et tu avais une formation particulière avant de rentrer au studio de la Bastille ?

Non non, pas du tout, j'ai passé un bac classique et je n'étais pas très motivé pour poursuivre donc je suis allé à la page « studios » de l'officiel du rock et je suis allé taper aux portes, peu de portes se sont ouvertes mais à force de persévérance, je me suis retrouvé au studio de la Bastille, fraîchement ouvert. Je suis resté un an et demi là-bas à me retrouver à assister les enregristrements d'albums de Mirwais, de MC Solaar...

Et par la suite, comment est-ce que l'on te retrouve alors autour de cette scène French Touch ?

C'est justement en enregistrant le premier album de MC Solaar que j'ai rencontré Philippe Zdar qui était l'ingénieur du son et Boom Bass (NDLR : Philippe Zdar + Boom Bass = Cassius) qui était le producteur du disque avec Jimmy Jay. Et en allant voir le mixage au studio Plus XXX (NDR : prononcer « plus 30 »), j'ai rencontré Etienne de Crécy qui était assistant. On a sympathisé. Je leur disais que j'aurai bien aimé bosser à Plus XXX, eux ne comprenaient pas trop parce qu'ils auraient aimé faire des trucs indés comme nous on pouvait faire. (rires) Mais moi j'avais envie de participer à des enregistrements de plus grande "envergure" comme on pouvait le faire dans les années 90.


Donc au départ vous vous êtes rencontrés dans l'univers des studios avant qu'on puisse véritablement parler d'une scène.

Oui c'est ça, Etienne et Philippe se sont rencontrés à Plus XXX et suite au choc qu'on avait tous éprouvé aux premières rave au début des 90's - encore quelque chose de nouveau pour moi, ces musiques électroniques, le Hip-Hop, etc, c’était vraiment excitant comme période - ils se sont lancés dans le deejaying et ont monté Motorbass. Moi je me suis retrouvé assistant à Plus XXX aux côtés notamment de Dominique Blanc-Francard et au final je me suis retrouvé à faire des sessions sur des projets internationaux comme Duran Duran, David Bowie... Et petit à petit des gens m'ont demandé de travailler avec eux comme ingénieur, Les Innocents par exemple, et du coup, le studio m'a demandé de travailler comme ingé son maison, j'ai alors  navigué dans plein de genres, du dessin animé à Francis Cabrel, mais à la longue j'ai commencé à être un peu frustré de ne pas forcément travailler sur ce que j'aimais le plus, à savoir des projets plus pop notamment. Et en travaillant avec Teri Moïse, j'ai rencontré dans le bureau du patron du label Source les deux gars de Air qui venaient de finir leur deuxième morceau mais n'arrivaient pas à le mixer. Ils me proposent d'essayer, ça leur plaît et c'est comme ça qu’a commencé notre collaboration et qu'ensuite, la visibilité aidant, je me suis retrouvé à pouvoir participer à tout un tas de projets plus dans l'esprit de ce qui me plaisait.

Avec le recul c'était quoi d'ailleurs pour toi cette scène et qu'en reste-t-il aujourd'hui ?

A l'époque j'avais la sensation que ce dont on ne pouvait que rêver avant - à savoir viser l'export de façon plus massive - devenait possible. Et avec l'arrivée du Hip-Hop et de cette scène là, la "vieille" variété avait un genou à terre et les majors étaient prêtes à mettre de l'argent sur des projets un peu plus atypiques - au moins au début. Tout d'un coup, ce n'était plus important de chanter, de montrer sa gueule, etc. Et c'était aussi un peu quelque part le retour d'une certaine forme de Disco et le Disco et la France, c'était déjà lié; à la fin des années 70, la disco française s'exportait bien et cette vague de la fin des années 90, quelque part, c'était aussi hérité du cette tradition de la France et de la musique de danse. Mais c'est devenu assez vite ridicule, dès qu'on entendait un nouveau truc français avec une montée de filtre, tout le monde s'extasiait... Mais pour ce qui est de mon travail avec Air par exemple, on a été associé à cette vague sans vraie raison. Nous, on faisait de la pop.


Aujourd'hui tu gravites toujours un peu dans ce milieu avec Arnaud Fleurent-Didier et Fortune, mais on te retrouve aussi par exemple à mixer l'album de Camelia Jordana, comment cela s'est-il fait ?

J'ai toujours essayé de faire des choses différentes, j'estime que la France c'est un peu petit pour se spécialiser. Mais en général, ce qui m'attire, c'est la mélodie et le fait de travailler avec des artistes avec un minimum de caractère.

Tu travailles comment du coup ? Par commandes ? Des artistes, des maisons de disques ? 

Camelia Jordana, c'est typiquement un projet maison de disques mais sinon en général ce sont les artistes qui viennent me voir.

Que penses-tu aujourd'hui de ces nouvelles manières de découvrir des artistes ?

Je ne suis pas opposé à ce que ça existe, ça permet de découvrir aussi des artistes intéressants comme Camelia Jordana justement et les usurpateurs se voient très vite au final mais il ne faut pas non plus que ça bouffe tout et qu'on puisse encore garder des choses artisanales avec des univers déjà existants.


Un avis sur l'évolution du marché de la musique en général ?

Il y a trop de disques à mon sens et les bons se retrouvent parfois noyés dans la masse. La notion de directeur artistique se perd. Il faut déjà arriver (sur les majors en tout cas) avec quelque chose d'abouti.

Et sur la valeur que peut avoir la musique ?

En tant qu'utilisateur, le streaming type Spotify, je trouve que c'est un bon modèle. Le CD va bientôt mourir et personnellement, je n'en suis pas nostalgique, il faut savoir vivre avec son temps. La licence globale est, je pense, inévitable, mais il reste toujours à régler les modalités pour rétribuer les artistes.



Situé à Paris entre la Gare du Nord et République, le studio Bleep, c'est un peu le rêve de  tous ceux qui veulent disposer de leur propre studio. En sous-sol sans être bas de plafond (au contraire, on doit dépasser les 3 mètres à vue de nez), de la vieille pierre qui non seulement donne du cachet à l'endroit mais qui garde l'endroit frais malgré les grosses chaleurs, un minimum de traitement acoustique, bien rangé mais pas trop, un canapé confortable, c'est un peu tout ça le studio Bleep de Stéphane Briat. Articulé autour de ce fameux système Protools "vintage", l'endroit dispose aussi d'une station sous Ableton Live. Une deuxième pièce est présente pour d'éventuels enregistrements additionnels  Le monitoring se fait sur une paire de KRK E7 avec une paire de petites Genelec en deuxième écoute. Mais Bleep c'est surtout un endroit agréable et chaleureux où l'on ne s'étonne absolument pas que notre homme s'y plaise à travailler.

On est ici au studio Bleeps, peux tu nous raconter un peu son histoire ?

C'est une évolution qui commence au début des années 2000. J'étais alors freelance dans des studios à droite à gauche et je manquais souvent de temps pour tout ce qui est overdubs, edits, etc. J'ai commencé alors à acheter un peu de matériel, un Protools et une chaine stéréo, comp, eq, etc, j'ai mis tout ça dans des caisses et j'avais ainsi un mini studio portable. Ça a duré deux ans mais c'est devenu compliqué notamment à Paris où trouver des locaux pour s'installer provisoirement était de moins en moins simple.  J'ai donc cherché un local et gros coup de chance, j'ai trouvé cet endroit, quasiment prêt à l'emploi. Au début, il me servait à faire des overdubs avant de retourner en studio. Et puis un jour pour des raisons budgétaires, on m'a demandé si je ne pouvais pas tout faire ici, je n'étais pas très motivé mais au final ça a bien fonctionné et depuis 2005, après avoir rajouté quelques "boiboites", je fais tout ici et c'est très confortable au final d'avoir son propre endroit. Notamment au niveau emploi du temps, je ne travaille ni la nuit ni le week-end et je peux mener ainsi une vie "normale".

Il s'articule autour d'un système Protools, je ne vais pas te demander pourquoi mais as tu des plugs de prédilection ? 

J'ai une station Protools "vintage" sur Mac OS 9.1 et un protools 5 ! Je compte me mettre à jour prochainement mais pour l'instant j'utilise les plugs de l'époque et donc simplement pour des choses "simples" comme éliminer toute une bande de fréquences si besoin est. Pour tout ce qui est delais, reverbes, modulations etc, je passe par du hard. J'utilise bien metaflanger de temps en temps mais je préfère toujours passer par du hard globalement mais j'aimerais beaucoup avoir un système moderne, utiliser des plugs récents, etc. Je vais y venir mais l'investissement est lourd.

Donc justement à propos du hard, si tu ne devais garder que quelques machines de ton studio, lesquelles serait-ce et pourquoi ?

Je crois pas avoir ça (rires). Tout de même, j'ai un vieil EQ Telefunken, le W395, issu de vieilles consoles de mastering. C'est vraiment un EQ basique avec un réglage du 15 Khz, du 60 Hz et d'un medium à choisir parmi 4 fréquences fixes. Je m'en sers beaucoup et je pense que ça fait partie de la couleur de la nouvelle manière de travailler que j'ai. Il permet d'agrandir un peu l'"écran", et après je peux "resserrer", si besoin, avec du plug-in. En compression, j’utilise un Neve 33609, deux Distressor, un compresseur stereo Roll Music et un limiteur à tube Pendulum. Question dynamique, j'ai aussi un SPL Transient Designer. En EQ, en plus du Telefunken, j'ai deux API et deux Neumann. J’ai de l'Eventide avec un harmonizer et une reverbe, un délai numérique Korg et un Ensoniq DP4. En réverbe, j'ai aussi une spring reverb à tube et une EMT 252. J’utilise aussi un mélangeur Chandler Ltd. J'ai enfin un Culture Vulture, un générateur de distorsion, pour amener du grain sur des sons un peu fades si besoin.

Du coup tu connais tout de même un peu les plugs récents d'émulation de machines vintages ou pas du tout ?

Comme Air m'a demandé de venir mixer leur dernier album dans leur studio, j'ai utilisé des émulations SSL ou Neve de chez Waves et c'est des outils que je compte bien utiliser  par la suite en me montant une "console virtuelle de base" lorsque j'évoluerai vers un système plus moderne. J'aime bien l'idée de garder, malgré le passage au soft,  une console construite pour avoir quelque chose de direct parce que je sais par avance ce dont je peux avoir besoin pour ci ou pour ça. 

Y'a-t-il pour toi des grands standards de studio, plugs ou hard, qui te semblent très surévalués ?

Il y a surtout une inflation ridicule du prix des matériels vintage. La qualité n'est pas du tout à remettre en cause mais les prix sont souvent dus à un effet de mode parce qu'il faut avoir tel ou tel truc, on ne sait pas trop pourquoi mais il faut l'avoir. Mais je crois toujours à la possibilité de faire de très bonnes choses avec du matériel megacheap. La prise de son reste tout de même importante. Tous les outils qu'on utilise sont là pour corriger les défauts de celle-ci. Un bon préamp, un bon micro et un bon musicien, ça sonne, certains artistes tu poses le tout et tu peux aller te rouler une clope, c'est là que tu peux vraiment voir la différence.

Limiteur Pendulum, les fameux EQ Telefunken W395 en version rackée, une paire de Distressor, du Chandler, des modules APi, du lourd.

Tu enregistres peut-être moins qu'avant pour te concentrer plus sur le mixage, y a-t il une raison à cela ?

L'exercice du mixage, c'est vraiment l'exercice que je préfère. J'aime bien cette position d'auditeur plutôt qu'être impliqué à chaque niveau de l'enregistrement. J'aime bien cette étape où tu es vierge et frais, ce qui te permet d'avoir une vision sous d'autres angles. Faire la technique en même temps qu'une direction artistique empêche souvent d'avoir assez de recul pour voir certaines choses parfois évidentes. J'aime bien travailler en équipe, je trouve que c'est un processus plus efficace et qui empêche que ça sente le "jus de cerveau". Je ne cherche pas la perfection de toute façon mais simplement le fait de procurer une sensation, bonne ou mauvaise, mais une sensation.

Et pour le mixage à proprement dit, comment t'y prends tu ? As-tu un fil conducteur ?

Je commence par ouvrir tout en même temps et écouter ce qu'il se passe. J'essaye de faire très rapidement une balance. Je décortique le morceau pour voir comment il est construit, quels sont les éléments guides qui tiennent sur l'ensemble du track. Et depuis pas mal de temps, je mixe tout ouvert, je fais rarement des solos. Il peut m'arriver d'isoler des éléments si l'arrangement est un peu dense mais j'essaie toujours d'avoir une vue d'ensemble. Ca me permet plus facilement de faire des choix sur ce qui est pertinent dans le morceau. Et ensuite, je ne le fais pas assez souvent, mais je fais une sauvegarde de cette étape-là avant de continuer. Il peut m'arriver de "trop mixer" ; à force de trop processer, l'erreur entrainant l'erreur, on linéarise le son et on perd ce qui fait la chair de l'artiste. Et avoir cette sauvegarde me permet de voir si je ne me suis pas trop égaré. Mais des fois, ça marche aussi d'en faire trop, on découvre de nouvelles choses, il n'y a pas non plus de règles strictes.

Tu as pas mal œuvré dans les musiques instrumentales, y'a-t-il une manière différente d'appréhender une chanson et un instrumental ? 

Bien sûr dans une chanson, la voix guide un peu plus le mix mais je ne change pas pour autant ma manière de travailler, je ne mets pas particulièrement la voix en solo par exemple. D'ailleurs quand cela m'arrive, j'entends parfois des choses sur l'a cappella où je me dis "ah ouais tiens quand même !". (rires) Mais avec le reste ça passe.

Je suppose du coup que tu utilises peu d'instruments de mesure visuels comme des analyseurs de spectre ou de phase.

C'est en effet surtout l'oreille qui me guide. Parfois j'écoute de plus loin parce qu'on entend certaines choses que l'écoute de proximité ne fait pas ressortir. Je fais quand même attention à tout ce qui est phase, j'aime bien regarder l'analyseur parce que déjà je trouve ça joli, des fois je me dis "tiens c'est marrant comment il est représenté ce son" et du coup tu te fais des représentations sur comment ça doit bien sonner selon les formes, etc. (rires) C'est comme la danse des aiguilles.

Tu vois à la danse des aiguilles des VU-mètres que tu as fait du bon boulot ?

Oui, quand l'aiguille danse vraiment sur les moments opportuns, j'ai vraiment l'impression que la dynamique entendue est raccord avec ce qui est produit électriquement. Mais des fois, il faut savoir aussi cacher les aiguilles pour ne pas être trop influencé et faire des choses que l'on n’aurait peut-être pas osé si l'on s'était fié aux seules aiguilles.

Ce qui ressort à mes oreilles dans tes mixs, c'est la précision de l'image stéréo et l'utilisation de la totalité de l'espace. C'est vraiment un axe principal quand tu mixes ?

Ca me fait plaisir que tu me dises ça parce que j'ai fait tout un tas de disques où j'avais du mal à élargir justement parce que j'aime bien l'effet de la musique tassée, en mono, j'aime bien ce que ça procure émotionnellement, je trouve que ça sonne « vrai ». J'ai eu plusieurs phases mais c'est vrai qu’à certaines périodes, je ne mettais plus de reverbes, plus rien, pour avoir vraiment que du mono. Donc j'ai dû me faire violence pour ne pas m'enfermer là dedans. Je n'ai pas forcément la technique de gars qui utilisent gauche/droite/centre, sans intermédiaire, mais quand je sens qu'il y a besoin de plus de relief à un certain moment, je n'hésite pas.

Tu n'es donc pas ingé son mastering mais as tu des exigences à ce niveau, demandes tu par exemple en fonction des projets que tes mixs soient masterisés dans tel ou tel studio ?

Carrément oui ! Avec les années je suis allé voir différents types un peu partout en Angleterre, en France etc. Et au fur à mesure du temps, je suis allé toujours vers la même personne, Chab à Translab à Paris qui en plus d'être plein de talents est un ami donc on peut se dire les choses. Et du coup, j'ai souvent des requêtes assez précises quand je vais le voir.

Et est-ce que des fois, inversement, il te fait revenir sur le mix ?

Si il n'y avait que moi, des fois, j'y reviendrai bien mais en général le mix est validé d'une telle manière parce que l'artiste l'a voulu comme ça. Ceci dit en général, tout le monde est plutôt d'accord. Mais bon il arrive qu'une maison de disques demande à ce que tel album soit masterisé je sais pas où aux Etats-Unis ou ailleurs, je ne m'y oppose pas…

Cela t'es déjà arrivé que tu trouves certains de tes mixs "saccagés" par le mastering ?

Oui oui plusieurs fois, malheureusement...

Si tu devais profiter de cette interview pour promouvoir ou nous conseiller quelques artistes qui ne sont pas aussi connus qu'ils le devraient selon toi, qui ce serait ?

J'ai rencontré à l'occasion des concerts de Air à Paris les Au Revoir Simone. Je suis un fan du son un peu maquette, enregistré dans la chambre etc et elles incarnent cela plutôt bien, le contact est bien passé, qui sait pour la suite...

Au final, tu te définirais comment ? 

Je ne suis pas le producteur/arrangeur, je suis plutôt un accompagnateur qui essaye de faire éclore des projets ou des personnes, de donner une crédibilité pour que cela sonne "honnête". J'aime bien l'idée qu'un disque sonne "honnête". Je me sens bien dans l'ombre au final.


Propos recueillis de vive voix par Hafdis, le 11 juin 2010.

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